ART & SCIENCE

TippingPoint

Comité économique et social européen (EESC), Bruxelles
25/01/10 - 26/01/10
Photo: Jarosław Kozakiewicz, „Green Cloud”, 2003 Photo: Jarosław Kozakiewicz, „Green Cloud”, 2003

Ces dernières années, le degré de prise de conscience et de compréhension du changement climatique par l'Europe et la communauté mondiale s'est grandement élevé. Cependant, il persiste une disparité entre d'un côté le savoir scientifique et de l'autre l'action de la société. Ce fossé est également présent dans le monde artistique et culturel où, à quelques exceptions près, l'engagement dans ce domaine est très insuffisant. Cette absence est extrêmement dommageable car les artistes ont toujours eu une capacité unique à aider la société à comprendre le monde dans lequel elle vit et les challenges auxquels elle doit faire face.
Pour aborder ce sujet, le British Council, le Réseau Européen des Instituts Culturels Nationaux (EUNIC), dont le Service Culturel de l'Ambassade de Pologne en Belgique, ainsi que le Comité économique et social européen (EESC) et TippingPoint avaient organisé un rassemblement européen de grande envergure. Etaient présents des représentants du secteur culturel, parmi lesquels des artistes touchant à toutes les formes artistiques, mais également un large panel de scientifiques impliqués dans l'étude du climat. Ce rassemblement se tenait symboliquement au cœur des Institutions européennes, dans les bâtiments de l'EESC, situés au centre de Bruxelles. De nombreux décideurs politiques travaillant sur les changements climatiques étaient également présents.
Il était prévu de réfléchir aux conclusions (décevantes, il est vrai) tirées au terme de la Conférence des Nations-Unies sur le Climat de Copenhague, qui était d'ailleurs considéré comme la plus grand conférence internationale jamais tenue. L'objectif de l'événement que nous organisons était d'explorer le terrain de nos actions futures, parmi lesquelles les activitées réalisées conjointement par des artistes et des scientifiques et les projets artistiques et culturels. Un programme d'activités complet était réalisé durant les deux jours de la rencontre. C'était le professeur John Schellnhuber, le directeur de l'Institut pour la Recherche sur le climat de Potsdam, qui a posé les bases scientifiques de notre rencontre. Nous espérons que cet événement a fourni l'occasion de dépasser le stade du travail au jour le jour et de découvrir des interactions innovantes avec d'autres disciplines.

Nous avions invité à prendre part dans cet événement important trois personnalités polonaises venant du milieu artistique et scientifique :

Monika Bakke : philosophe et critique d'art, elle s'intéresse à la théorie de la culture et principalement à celle de l'art contemporain et des problèmes de l'esthétisation de la vie quotidienne. Ses articles ont été traduits en anglais et en allemand. Dans ses écrits sur l'art contemporain et l'esthétique, elle développe un intérêt particulier pour les perspectives poshumanistes et celles qui dépassent les cultures et les genres. Elle est l'auteur de Open Body (Corps ouvert, 2000) et co-auteur de Pleroma. Art in Search of Fullness (Pleroma. L'art à la recherche de l'abondance, 1998). Elle a édité les livres Australian Aboriginal Aesthetics (L'Esthétique aborigène australienne, 2004) and Going Aerial. Air, Art, Architecture (Vers l'aérien. Air, art et architecture, 2006).

Jarosław Kozakiewicz : ce sculpteur, auteur de projets architecturaux, d'installations et de décors de scène, étudia à l'Académie des Beaux-Arts de Varsovie (1981-1985) et à la Cooper Union for the Advancement of Science and Art de New York (1985-1988). Il obtint un doctorat à l'Académie des Beaux-Arts de Varsovie en 1997. Il participa à de nombreuses expositions individuelles et collectives. En 2006, il représenta la Pologne à la 11e Biennale d'Architecture de Venise. Il est également l'auteur du Projet Mars, un immense projet de restructuration du paysage autour du lac de Baerwalde en Allemagne, région anciennement dévolue à l'excavation de lignite. Il compléta ce projet en 2007 en créant un paysage de collines en forme d'auriculaire humain géant. Kozakiewicz s'inspire e.a. dans ses projets artistico-architecturaux de l'écologie contemporaine, de la génétique, de la physique, de l'astronomie et de concepts cosmologiques antiques.

Zbigniew Kundzewicz : ce Professeur en Sciences de la terre au centre RCAFE de Poznań, attaché à l'Académie polonaise des Sciences, dirige le groupe d'hydrologie de l'Institut de Recherche sur l'impact sur le climat de Potsdam. Son domaine de recherche est « Climat : Impacts et Vulnérabilité ». Le professeur Kundzewicz a récemment reçu le Grand Sceau de la ville de Poznań pour son travail scientifique.

 

FrançaisFrançais NederlandsNederlands EnglishEnglish
 
Newsletter
bruxelles@instytutpolski.org
Isuu